À propos de Chypre
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Située à l’extrémité est du bassin méditerranéen, Chypre est la troisième plus grande île de la région, avec une superficie de 9.251 kilomètres carrés.

Coordonnées de Chypre: Latitude: 34° 33’-35°34’ Nord - Longitude: 32° 16’-34° 37’ Est.

Démographie
Population (de jure): 946.000 (fin 2013)
72%: Chypriotes grecs (690.000)
17,6%: Résidents étrangers (167.100)
9,6%: Chypriotes turcs (91.000)

À noter: Avant l’invasion turque (juillet-août 1974), les deux communautés vivaient ensemble, dans les six régions administratives de l’île, dans approximativement les mêmes proportions, 4 Chypriotes grecs pour 1 Chypriote turc. Depuis l’invasion, plus de 58.000 Chypriotes turcs qui vivaient dans la région sous occupation émigrèrent, de sorte qu’ils constituent actuellement moins de 10% de la population de Chypre, au lieu de 18% avant juillet 1974.

Population des principales villes
Lors du recensement fin 2013, la population des principales villes de l’île se présentait comme suit:
- Lefkosia (Nicosie): 333.800 (la partie de Lefkosia, contrôlée par la République de Chypre)
- Lemesos (Limassol): 239.700
- Larnaka (Larnaca): 145.900
- Pafos (Paphos): 91.200
- Ammochostos (zone libre de Famagouste) région rurale: 47.400

Gouvernement et régime
La République de Chypre est un état indépendant et souverain, de régime présidentiel. Aux termes de la constitution de 1960, le pouvoir exécutif est exercé par le Président de la République, élu au suffrage universel, pour un mandat de 5 ans, par l’intermédiaire de son conseil des Ministres, qu’il nomme lui-même. Le cumul des mandats de ministre et de député est interdit.

Le 1er mai 2004, la République de Chypre devint membre à part entière de l’Union Européenne, après une procédure de trois décennies. Son adhésion à l’UE fut un choix naturel pour Chypre, dicté tant par sa culture, sa civilisation et son histoire, que par ses visées européennes et son attachement aux idéaux de la démocratie, de la liberté et de la justice. Son adhésion à l’UE marqua pour Chypre le début d’une ère nouvelle faite de défis, de perspectives et de responsabilités.

L’application des lois et réglementations de L’UE, l’acquis communautaire, est suspendue dans la région sous occupation militaire turque, en attendant qu’une solution une solution, mettant fin à la partition de l’île, soit trouvée. Entre-temps, le gouvernement de Chypre, en collaboration avec la Commission européenne, a mis en place diverses réglementations, afin de développer les échanges entre les deux communautés et améliorer le niveau de vie des Chypriotes turcs. Le 1er janvier 2008, la République de Chypre a rejoint la zone euro, et remplacé la livre chypriote, en mettant en circulation billets et pièces de la monnaie commune, l’euro devenant ainsi sa monnaie officielle.

Chypre est également membre de l’organisation des Nations Unies et de ses agences spécialisées, du Conseil de l’Europe, du Commonwealth, de l’organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe et nombreuses autres organisations internationales.

Assemblée législative
Le pouvoir législatif est exercé par la Chambre des Représentants, qui comprend dans sa structure actuelle, 80 sièges, dont 56 reviennent aux élus Chypriotes grecs et 24 aux Chypriotes turcs. Les députés sont élus au suffrage universel, pour un mandat de 5 ans.

Lors de sa création, la Chambre se composait de 50 membres, dont 35 Chypriotes grecs et 15 Chypriotes turcs. Selon la Constitution, le ratio est de 70% de membres Chypriotes grecs pour 30% de Chypriotes turcs. Suite au retrait des membres Chypriotes turcs en 1963, la Chambre ne fonctionne depuis qu’avec des élus Chypriotes grecs.

Système judiciaire
La justice est exercée par le pouvoir judiciaire indépendant de l’île selon le principe de la séparation des pouvoirs. Les institutions juridictionnelles suivantes furent établies en vertu de la constitution de 1960 et d’autres législations en vigueur : la cour suprême de la République, les cours d’assises, les tribunaux de district, la cour martiale, les prud’hommes, les tribunaux de contrôle des loyers et les tribunaux des affaires familiales. La cour suprême est la dernière instance d’appel de la République et a compétence pour statuer en dernier ressort sur toutes les questions de droit d’ordre constitutionnel et administratif.

La question chypriote
Chypre devint une république indépendante le 16 août 1960, en vertu des accords de Zurich et de Londres négociés par la Grèce, la Turquie et le Royaume Uni.

Les communautés chypriotes grecque et turque ne prirent aucune part essentielle que ce soit dans les négociations ou dans la rédaction de cette constitution. Qui plus est, elles ne se virent jamais offrir l’occasion de se prononcer lors d’un vote, pour approuver ou rejeter ces accords. En réalité, tant les traités de ces accords que la constitution de la nouvelle République furent imposées au peuple chypriote.

La constitution mettait en exergue les différences entre les Chypriotes grecs et turcs, encourageant, ainsi, des tendances à la division, plutôt que la création d’un terrain propice à l’intégration des deux communautés. Les Chypriotes grecs étaient déterminés à renforcer l’unité au sein de l’État, mais la communauté chypriote turque visait la ségrégation ethnique et la séparation géographique.

Il y eut, entre 1963 et 1967, des conflits intercommunautaires sporadiques, ainsi que des bombardements aériens et des menaces d’invasion par la Turquie. Les Chypriotes turcs délaissèrent leurs fonctions au sein du gouvernement. Des pourparlers intercommunautaires, sous l’égide de l’ONU eurent lieu entre 1968 et 1974 en vue d’arriver à un accord; les tensions intercommunautaires s’apaisèrent et la violence disparut pratiquement durant cette période. On annonçait des progrès au cours des négociations, mais le processus fut interrompu, en raison de l’invasion turque de l’été 1974.

Prétexte pour l’invasion
Le 20 juillet 1974, la Turquie, lança une opération militaire massive et envahit Chypre. Prétextant  le coup d’état criminel contre le Président de la République de Chypre, fomenté par la junte militaire de Grèce, le 15 juillet, la Turquie mis ainsi en oeuvre son plan visant à diviser l’île, objectif prôné par Ankara depuis de nombreuses années. Malgré le désarçonnement rapide du coup d’état, et la restauration du gouvernement légitime de Chypre, la Turquie entreprit une deuxième invasion en août, en violation des accords de cessez-le-feu établis par l’ONU et étendit l’occupation à presque 40% du territoire de la République.

La tragique agression militaire de la Turquie contre Chypre persiste à ce jour. Occupation militaire, partition forcée, violation des droits de l’homme, colonisation massive, destruction du patrimoine culturel, usurpation de propriété et ségrégation ethnique imposées depuis l’invasion militaire turque sont aujourd’hui encore les principales caractéristiques du statu quo sur l’île.

Aujourd’hui, la Turquie, pays aspirant à l’adhésion à l’Union Européenne, demeure toujours coupable d’agression internationale contre un état membre de l’UE et de l’ONU. Ceci constitue assurément un état de faits inacceptable, un affront à l’ordre légal international et une menace continue pour la stabilité de la région, auxquels il est urgent de remédier.

Le peuple de cet état membre de l’UE souffre toujours des terribles conséquences de l’invasion et de l’action militaire perpétrées par la Turquie:

- 36,2% du territoire souverain de Chypre reste sous occupation militaire illégale par la Turquie.

- Environ 200.000 Chypriotes grecs, un tiers de la population totale, expulsés de force de la partie nord occupée de l’île, où ils représentaient 70% de la population, se voient toujours privés du droit de retourner dans leurs foyers et propriétés.

- Quelques 1.400 personnes, dont plusieurs centaines de civils, sont toujours portées disparues, tandis que les Turcs refusent de coopérer pour déterminer leur sort.

- Moins de 500 Chypriotes grecs et maronites, sur les 20.000 présents fin août 1974, restent enclavés dans leurs villages toujours sous occupation. Ces personnes vivent dans des conditions d’oppression, de harcèlement et de privations; les autres furent forcés d’abandonner leurs foyers et de devenir réfugiés.

- Des troupes turques composées de 43.000 hommes lourdement armés, disposant d’un armement ultra-moderne, soutenues par des forces aériennes terrestres et maritimes, stationnent illégalement dans la partie occupée, constituant ainsi une des régions les plus militarisées du monde.

- Environ 160.000 colons, venus de Turquie, furent illégalement implantés pour coloniser la région occupée et altérer la structure démographique de Chypre.

- 58.000 des 116.000 Chypriotes turcs émigrèrent depuis l’invasion turque, selon des sources chypriotes turques, en raison du dénuement économique, social et moral prévalant dans les zones occupées. Les Chypriotes turcs sont maintenant dépassés en nombre par les troupes et les colons venus de Turquie de plus de 2 contre 1.

- Les constructions illégales sur des terres appartenant aux Chypriotes grecs, ayant été expulsés de leurs foyers, lors de l’invasion turque, et la vente illégale de leurs propriétés vont en s’intensifiant. Cette usurpation de propriété sans précédent vient s’ajouter aux autres violations flagrantes des droits de l’homme commises par les Turcs.

- Les régimes illégaux chypriote turque et turque, poursuivent la destruction délibérée et méthodique du patrimoine culturel et historique grec et chrétien dans la partie occupée de Chypre.

Réaction internationale
Une série de résolutions de l’assemblée générale et du conseil de Sécurité de l’ONU, ainsi que des résolutions adoptées par plusieurs autres organisations internationales, reflètent la condamnation universelle de l’invasion d’une partie de Chypre et de son occupation jamais levée depuis, exigent le retour, en toute sécurité, des réfugiés dans leurs foyers, la recherche des personnes portées disparues, ainsi que le retrait des forces étrangères et des colons du territoire chypriote et appellent au respect des droits de l’homme de tous les Chypriotes, de même qu’au respect de l’indépendance, de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de Chypre.

De plus, la Cour européenne des droits de l’homme a jugé le gouvernement de la Turquie responsable de violations graves et systématiques des droits de l’homme à Chypre. Malheureusement, la plupart des résolutions et décisions de la cour demeurent inappliquées, du fait que la Turquie persiste à défier la volonté de la communauté internationale et l’état de droit. Des pourparlers successifs sous l’égide de l’ONU, en vue d’apporter une solution à la question de Chypre, ont échoué.

Initiatives en cours
Depuis février 2014, un nouveau processus de négociations a été entamé visant à trouver une solution globale de la question chypriote, conforme aux accords de haut niveau, aux résolutions du conseil de sécurité de l’ONU et aux principes et valeurs de l’UE.

Le 11 février 2014, les dirigeants des deux communautés, le président N. Anastasiades et Dr D. Eroglu (auquel a succédé le 30 avril 2015 Mustafa Akinci), adoptèrent une déclaration commune, définissant le cadre d’un accord et explicitant la méthodologie à suivre au cours du nouveau processus de négociations. Cette déclaration réaffirme, entre autres, que l’accord sera basé sur une fédération bicommunautaire, bizonale, politiquement égalitaire, telle qu’énoncée dans les résolutions du conseil de Sécurité et les accords de haut niveau.

Elle réaffirme, que la République de Chypre unie, en tant que membre des Nations Unies et de l’UE, sera dotée d’une personnalité juridique internationale unique, constituant un État souverain et indivisible, n’instituant qu’une seule citoyenneté. Elle souligne également, que pour qu’un arrangement soit acceptable, il doit assurer l’avenir commun de tous les Chypriotes au sein de l’Union Européenne.

L’adoption de la déclaration commune et la reprise des négociations globales a renouvelé l’intérêt international et créé un nouvel élan, pour le règlement de la question chypriote. La reprise des négociations fut accueillie avec satisfaction par le conseil de Sécurité de l’ONU et l’UE, ainsi que par de nombreux pays.

Le gouvernement chypriote, dans le cadre de ses efforts pour maintenir ce climat positif, attache une grande importance à la mise en oeuvre de mesures de restauration de confiance. Dans ce but, le président N. Anastasiades a soumis une proposition d’un ensemble de mesures de restauration de confiance concernant Varosha. Cet ensemble de mesures agira comme catalyseur, redynamisant le processus et contribuant de façon décisive à inspirer la confiance mutuelle entre Chypriotes grecs et turcs, et l’espoir d’une solution. L’Union Européenne et les Etats Unis exprimèrent leur soutien à cette proposition. Cependant, aucune réponse positive de la Turquie n’a été reçue à ce jour.

Pour de plus amples informations econnaître l’évolution actuelle de la situation vous pouvez consulter les sites internet suivants:
- Ministère des Affaires étrangères de la République de Chypre: www.mfa.gov.cy
- Agence de Presse et d’Information: www.pio.gov.cy

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